vineri, 28 noiembrie 2008

L'histoire de la pipe et du tabac

De nos jours, le tabac est cultivé dans tous les continents et il est consommé dans tous les pays. Fumer est devenu une habitude quotidienne, on ne peut s’imaginer qu’il y a cinq siècles à peine, avant la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb en 1492, fumer ou chiquer du tabac était complètement inconnu dans nos régions.

Avant la découverte des Amériques, les prêtres grecs, romains et gaulois fumaient dans les grandes occasions, des traces archéologiques en témoignent. Le feu des herbes aromatiques ou stupéfiantes permettait le contact entre l’homme et le sacré. Les druides fumaient du cannabis lors de l’immolation d’êtres humains. Les Egyptiens couraient le monde à la recherche d’encens et de parfums. Les Arabes en faisaient un commerce animé. Faute de stimulants exotiques précieux, certains peu¬ples utilisaient des matériaux ordinaires comme des graines de chanvre afin d’allumer une fumée épaisse qu’ils aspiraient avidement jusqu’à l’étourdissement.

Deux hommes de l’expédition de Christophe Colomb (1492) remarquèrent que des indigènes sur l’île de Guanaha (Bahamas) tenaient une sorte de rouleau brûlant de feuilles dans la bouche et en aspiraient la fumée. Ils appelaient ce rouleau ‘tabacos’. Les explorateurs n’y prêtèrent pas attention, considérant que c’était une coutume païenne en vogue chez ces peuples.

Sur l’ordre du pape, quelques moines accompagnèrent Christophe Colomb lors de son second voyage pour répandre l’Evangile auprès des peuples païens. L’un d’entre eux, Ramon Pane, s’intéressant aux coutumes locales, observa la consommation des feuilles de tabac séchées chez les indigènes. Ce moine nota que les chefs de tribus et les guérisseurs fumaient des pipes en forme de fourche à deux dents, qu’ils tenaient dans les narines. Ils aspiraient la fumée et s’enivraient. Le commun des mortels se contentait de tabac en poudre ou chiquait et fumait des feuilles de tabac. La sève des feuilles s’employait aussi pour guérir nombre de maladies.

L’exploration du Nouveau Monde confirma la thèse que la consommation de tabac était une coutume séculaire. Certains peuples séchaient et liaient les feuilles avant de les introduire dans la bouche. La fumée était aspirée avidement et soufflée par le nez. Les Aztèques (au Mexique) auraient cultivé et fumé le tabac bien avant notre ère. Chez ces peuples primitifs, fumer était une activité rituelle très importante. La plante de tabac était sacrée parce que la consommation permettrait de plaire aux dieux. Les indigènes considérèrent Christophe Colomb comme un dieu et lui offrirent des feuilles de tabac.

Au début, l’habitude de fumer se limitait aux villes portuaires et aux classes sociales inférieures. La consommation de tabac, jugée méprisable, n’était pas populaire dans les milieux aisés, sauf si le tabac était administré comme médicament.

Au 16e siècle, des marins anglais apportèrent la coutume de fumer des pipes en terre des Amériques à leur patrie. Vers 1565, fumer la pipe était en vogue.

Cette coutume se développa très vite en Angleterre. Elle fut pratiquée dans toutes les couches sociales. Les vagabonds, les agriculteurs, les ouvriers, les pêcheurs, le clergé, la noblesse, voire les ladies anglaises fumaient la pipe.

A l’origine on utilisait des pipes importées d’Amérique. Comme la consommation de tabac prenait de l’ampleur, on ne put plus satisfaire à la demande croissante de pipes. Les potiers anglais sautèrent sur l’occasion et consolidèrent leur commerce en fabriquant des pipes en terre à teinte blanche.

Ce nouveau secteur industriel prit un grand essor à cause de la consommation croissante de tabac d’une part et de la fragilité du produit d’autre part. La demande excédait longtemps l’offre. A la fin du 16e siècle, la fabrication de pipes était devenue un emploi important et rémunérateur.

La pipe en porcelaine est typique de l’Allemagne et de l’Autriche, elle est originaire des usines de porcelaine à Meissen et à Dresde. Ces pipes étaient plus résistantes que les pipes en terre mais moins agréables à fumer parce qu’elles n’étaient pas poreuses et que le foyer chauffait trop, ce qui nuisait à la saveur du tabac.

La matière première (silicate de magnésie hydraté) se trouve en Turquie, en Asie mineure et en Grèce. Ce minéral se trouve par blocs à une profondeur de 20 à 80 cm. L’écume de mer est exploitée à usages multiples depuis des siècles. Cette matière se prête à merveille à la fabrication de pipes à fumer précieuses. L’écume de mer est très légère et poreuse et se traite facilement. On trouve beaucoup de pipes artistiques dans les musées folkloriques.



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